#8MARS2022 : Dr Edith Sanogo, notre entomologiste médicale s’ouvre à vous

 A notre connaissance, elle est la seule femme entomologiste médicale au Burkina Faso. Dr Sanogo, évolue dans le secteur des insectes, vecteurs de maladies, depuis plusieurs décennies. Elle a consacré sa vie professionnelle à accompagner plusieurs programmes et projets de recherches en santé. De par son parcours, elle souhaite partager son expérience afin d’en faire des émules, notamment au niveau de la gente féminine.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Edith, née dans la famille ILBOUDO et mariée chez les SANOGO. Je travaille sur les insectes d’intérêt médical (c’est-à-dire tous les insectes pouvant transmettre des maladies aux humains) et spécifiquement sur les moustiques qui transmettent le paludisme. Je m’intéresse de ce fait, non seulement aux insectes, mais aussi aux parasites et aux maladies qu’ils transmettent.

Quel a été votre parcours scolaire, universitaire et professionnel ?
Après le certificat d’études primaire et élémentaire (CEPE), j’ai fréquenté le lycée Philippe Zinda KABORE où j’ai obtenu mon Baccalauréat série C en 1983. J’ai ensuite été orientée en CBBG à l’Institut supérieur polytechnique de Ouagadougou (ISP) au sein de l’Université de Ouagadougou (actuel Université Joseph Ki-Zerbo), d’où je suis sortie avec une Maitrise en Chimie-Biologie en 1987. Avec cette Maîtrise, j’ai pu obtenir une bourse de l’USAID pour deux ans de formation au Centre Universitaire de Formation en Entomologie Médicale et Vétérinaire (CEMV), basé à Bouaké (RCI) relevant de la Faculté des sciences et techniques, université Félix Houphouet Boigny. A l’issu de cette formation sanctionnée par un diplôme d’études approfondies (DEA) en 1989, je suis revenue au Burkina Faso où j’ai été embauchée en 1990 par la Coopération Italienne pour travailler au Centre de Lutte contre le Paludisme. Intégrée à la Fonction publique en mars 1992, je suis restée au Centre de Lutte contre le Paludisme, aujourd’hui Centre National de Recherche et de Formation sur le paludisme (CNRFP). J’y ai préparé et soutenu ma thèse de doctorat en sciences biologiques appliquées, option entomologie médicale en 2001. Depuis 10 mois, j’exerce au Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) comme entomologiste médicale.

Pourquoi avez-vous choisi votre métier ? Quel est le degré de votre passion pour ce métier ?
Après ma Maîtrise, j’avais le choix entre l’entomologie médicale et l’industrie agro-alimentaire ; j’ai même suivi un mois de cours en industrie agroalimentaire avant de rejoindre Bouaké. Donc en fait je parlerai plutôt d’opportunités, car mon choix était bien différent de ces deux opportunités qui s’offraient à moi après ma Maîtrise, bref…
J’ai choisi l’entomologie médicale parce que je voulais surtout apporter ma contribution à la santé humaine ; et découvrir les insectes qui sont responsables de maladies était très motivant et passionnant. Arriver à lier la maladie à la présence d’un insecte donné, porteur du germe de la maladie est très émerveillant et passionnant. Animée par la volonté de découvrir et de mettre en pratique la théorie apprise, j’ai su toujours aller de l’avant. Oui, j’aime bien le travail de terrain, mon métier.

Quelle est la place de la femme dans le secteur de la recherche scientifique, notamment en santé ?
La place de la femme dans la recherche scientifique est celle qu’elle arrache par l’excellence dans son domaine. En effet, il n’y a de cadeau dans aucun domaine pour la femme. Il faut savoir se battre pour mériter sa place dans un monde ou la junte masculine a tendance à s’offrir tous les privilèges. De nos jours, il y a de plus en plus de filles dans les séries scientifiques des lycées et collèges et plus de femmes exerçant des métiers jadis redoutés par elles (génie civile, génie mécanique, architecture, médecine, enseignement, etc…). Je pense donc qu’elle a une place bien méritée dans le secteur de la recherche scientifique.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes filles qui voudraient évoluer dans le domaine de la recherche scientifique ?
Ne jamais rester figée voire pessimiste ; savoir transformer les obstacles en opportunités et les saisir pour aller de l’avant. Savoir bien s’organiser pour gérer le travail de laboratoire, de terrain et sa famille.

Avez-vous un dernier mot ?
J’encourage les filles et les femmes à s’orienter dans les séries scientifiques des lycées et collèges pour travailler dans le secteur de la recherche scientifique. Ce n’est pas sorcier et quand on aime ce qu’on fait, on réussit mieux.

Journée mondiale de la Santé : le GRAS plus que jamais engagé

Chaque 7 Avril est consacré à la journée mondiale de la santé à travers le monde. C’est l’occasion pour l’ensemble des acteurs du système de santé de porter une réflexion particulière sur les défis et enjeux de l’Humanité pour son bien-être véritable. Les différents acteurs sont toujours sur le qui-vive pour porter un coup d’amélioration sur les nombreux problèmes de santé des Hommes et de la planète. Et dans ce combat, la place de la recherche reste fondamentale. C’est elle qui apporte la grande partie des solutions les plus efficaces.
C’est le but principal du Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS), résolument engagé pour enrayer de nombreuses maladies tropicales et nouvelles qui freinent le développement.
En termes de vision, le GRAS ambitionne de devenir un pôle d’excellence dans la recherche biomédicale et opérationnelle en Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, il se donne pour missions principales :
• contribuer par le biais de recherches innovantes en santé à la résolution des problèmes de santé publiques et par ricochet, à l’amélioration de la santé des populations,
• contribuer au renforcement des compétences des acteurs de la recherche en santé.
Le GRAS souhaite une bonne commémoration à l’ensemble de ses partenaires nationaux et internationaux.

Le DG du FONRID en visite au GRAS

Le directeur général du Fonds national de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement (FONRID), le Dr Hamidou H. Tamboura et ses proches collaborateurs ont rendu une visite professionnelle au Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) ce mardi 24 mai dans l’après-midi.

 

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des bonnes relations qui existent entre les deux structures partenaires. Le FONRID qui existe depuis plus d’une dizaine d’années a souhaité, à travers cette visite de terrain, mieux appréhender les réalités des structures partenaires de ses financements, à l’image du GRAS qui fait partie de ses 177 bénéficiaires actuels.

Après les différentes présentations des deux partenaires, les questions des collaborateurs ont permis d’apporter des informations supplémentaires dans les deux sens. Les chercheurs du GRAS se sont montrés intéressés par les formations et les modalités de financements des recherches. Les visiteurs ont par la suite parcouru les différents laboratoires du Groupe.

« Je voudrais, au nom de l’ensemble du personnel du FONRID, adresser mes très sincères félicitations et encouragements au GRAS. Mon souhait est que, non seulement, l’expérience réussissent et prospère, mais surtout qu’elle fasse des émules dans tout notre pays. », a noté Dr Tamboura dans le livre d’or du GRAS.

Le Directeur général du GRAS, le Dr Sodiomon Bienvenu Sirima et son personnel, ont remercié leurs hôtes de l’honneur dont leur entreprise a bénéficié par cette visite.

Des journalistes au GRAS pour enrichir leur formation

Le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) a reçu au cours de cette matinée de 1er juin 2022, une dizaine de journalistes en cours de formation en matière de sciences au sein de l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) de l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Cette formation de 96 heures a intégré dans son programme, la visite d’une structure de recherche scientifique.

Venant de différents médias de la ville de Ouagadougou, ces journalistes ont eu droit à une présentation de l’institut de recherche et de formation GRAS, ainsi qu’une visite guidée de ses différents laboratoires par le Directeur général, le Dr Sodiomon Bienvenu Sirima.

Les visiteurs n’ont pas été avares en questions. Ils ont alors pu mieux comprendre les réalités des recherches sur les différents candidats vaccins et médicaments menées au sein du GRAS.

Les visiteurs étaient agréablement surpris des grands travaux qui sont menés au sein de l’institut et ses nombreux partenaires.

« Merci surtout pour l’accueil. On a beaucoup appris auprès de vous et nous vous souhaitons beaucoup de courage pour le travail que vous faites au service de la santé publique. Nous allons y revenir ». Tels sont les propos d’Aziz Dicko, un des journalistes visiteurs.

Journée mondiale Paludisme 2022 : le MIMVaC-Africa s’active sur le terrain pour un vaccin efficace

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme est commémorée chaque 25 avril à travers le monde. Cette commémoration permet aux différents acteurs de faire l’état des lieux de la lutte contre cette maladie qui endeuille en permanence des millions de famille sur la terre.

Sous le thème « Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies », cette journée fait appelle également à toutes les initiatives nouvelles pour vaincre le paludisme.

L’OMS estime qu’aucun outil des solutions actuelles ne permettra à lui seul de résoudre le problème du paludisme. Il faudrait donc investir et innover pour trouver de nouvelles approches de lutte antivectorielle, de nouveaux produits de diagnostic, de nouveaux médicaments antipaludiques et d’autres outils en vue d’accélérer les progrès contre cette maladie.

 Selon le dernier rapport de l’OMS sur le paludisme, on estime à 241 millions de cas dont 627 000 le nombre de décès dus au paludisme dans le monde.

Au Burkina Faso, en 2021, 12 231 036 cas ont été enregistrées dans les formations sanitaires, avec 605 504 cas de paludisme grave et malheureusement 4 355 décès.

C’est pour répondre à cette importante lutte mondiale que l’initiative MIMVaC-Africa a été mis sur pied afin d’aboutir à un vaccin efficace contre le paludisme.

MIMVaC-Africa est un important consortium d’une dizaine d’universités et instituts à travers le monde, lancé en mars 2020 et coordonné par le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) basé à Ouagadougou. Ce consortium, grandement financé par l’Union européenne à travers le programme EDCTP.

MIMVaC-Africa est donc une initiative multilatérale visant à favoriser le développement clinique de candidats vaccins efficaces contre différents stades de développement du microbe du paludisme. Les travaux sont en cours au niveau des différentes structures du consortium.

Au Burkina Faso, le projet a, grâce au partenariat du GRAS avec la région des Cascades, d’installer au sein du Centre médical urbain (CMU) de Banfora, un de ses sites pour les recherches de terrain depuis septembre 2020.

Selon le Dr Daouda Ouattara, responsable du site de Banfora, MIMVaC-Africa est bien accueilli par les agents et la population de la région des Cascades. Naturellement, les activités au niveau communautaire se déroulent convenablement. Ce site a pour mission essentielle de conduire des études observationnelles et d’essais de vaccins. Dr Ouattara note que le paludisme reste la première cause de consultation dans les centres de santé où son équipe intervient. C’est pourquoi, son objectif principal est que le MIMVaC-Africa obtienne un vaccin efficace contre le paludisme dans un meilleur délais.

Dr Ouattara, au nom du Coordonnateur du Consortium MIMVaC-Africa remercie les partenaires mobilisés aux niveaux local, national et international pour la bonne collaboration.

Le MIMVaC-Africa a, dans le cadre de activités de son site, rénové un bâtiment entier initialement délabré et abandonné et plusieurs locaux au sein du CMU de Banfora, afin de l’accompagner dans ses activités.

Contacts : www.gras.bfhttps://www.mimvac-africa.org/