L’initiative MIMVaC-Africa pour un vaccin antipaludique efficace

Journée mondiale du Paludisme :

L’initiative MIMVaC-Africa pour un vaccin antipaludique efficace

Ouagadougou, le 23 avril 2021.

MIMVaC-Africa est un important consortium d’une dizaine d’universités et instituts à travers le monde engagés dans la recherche de vaccins pour un monde sans paludisme. Lancé en mars 2020, ce consortium, grandement financé par l’Union européenne à travers le programme EDCTP, est coordonné par le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) basé à Ouagadougou.

Le 25 avril, est la journée internationale dédiée au paludisme. L’occasion pour toute l’humanité et l’ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine de la santé de porter une réflexion approfondie sur cette maladie tropicale, plus que tragique, qui endeuille des millions de familles en général à travers la planète et en particulier l’Afrique sub-saharienne.

Pour s’en rendre compte, il est important de savoir que toutes les deux minutes, un enfant de moins de cinq (05) ans meurt du paludisme en Afrique.

Le dernier rapport mondial de l’OMS sur le paludisme (2020) a, une fois de plus, passé en revue les principales problématiques liées au paludisme durant ces deux dernières décennies. Malgré les résultats satisfaisants enregistrés avec 1,5 milliard de cas et 7,6 millions de décès évités, les progrès restent malheureusement au point mort. 228 millions de cas et 400 000 décès sont toujours d’actualité.

Ce rapport attire l’attention du monde et des décideurs avec des chiffres alarmants en Afrique notamment. Sur les 228 millions de cas en 2019 au plan mondial, environ 94% des cas sont recensés sur le continent. Les femmes et les enfants en sont les principales victimes. 11,6 millions de femmes enceintes vivant dans 33 pays africains (à transmission modérée-élevée), étaient infectées par le paludisme (35% de toutes les grossesses).

Une triste situation qui engendre un fort taux de létalité. Environ 95% des décès dus au paludisme dans le monde viennent de 31 pays. Le Nigéria (23%), la République démocratique du Congo (11%), la République Unie de Tanzanie (5%), le Mozambique (4%), le Niger (4%) et le Burkina Faso (4%) cumulent à eux seuls environ 51% de tous les décès dus au paludisme dans le monde en 2019.

Au Burkina Faso, en dépit des efforts multiples déployés par le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la communauté internationale, le paludisme demeure la principale cause de consultation et de mortalité, des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. Ce sont les couches sociales les moins nanties qui payent le plus lourd tribut.

Considérée comme une maladie de la pauvreté, le paludisme accroit énormément l’appauvrissement de nos communautés. Les dépenses des ménages liées à la prise en charge des cas, la perte de la productivité, l’absentéisme scolaire et au travail, affaiblissent dangereusement le pouvoir d’achat des habitants.

Face à ce tableau sombre qu’offre le paludisme au Burkina Faso en particulier et en Afrique subsaharienne en général, le GRAS agit comme un véritable acteur de la lutte contre le paludisme à travers la recherche médicale et ce, en étroite collaboration avec ses partenaires nationaux, sous régionaux et internationaux.

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée ce 25 avril 2021, l’institut de recherche GRAS voudrait souligner le rôle important qu’il joue dans la recherche en santé, en l’occurrence dans la recherche d’un vaccin efficace, le développement de nouvelles générations de médicaments antipaludiques et la mise au point de stratégies innovantes visant à améliorer l’accès aux outils diagnostics et aux traitements antipaludiques efficaces. L’institut est activement impliqué dans l’évaluation d’une large part de la vingtaine de candidats vaccins qui sont en cours d’étude dans le monde.

La solide expérience et la richesse d’expertises des femmes et hommes qui composent le  GRAS, la qualité de ses résultats et la fidélité de ses engagements lui ont permis de bâtir une grande confiance, tissant ainsi des partenariats de qualité tant au niveau national et qu’international.

C’est cette intense activité qui a amené l’institut à la tête de l’important Consortium dénommé MIMVaC-Africa. Il s’agit d’une initiative multilatérale visant à favoriser le développement clinique de candidats vaccins efficaces contre différents stades de développement du microbe du paludisme. Les résultats sont attendus pour fin 2025.

Il s’agit d’une grande coalition interdisciplinaire constituée de principaux développeurs de vaccins, d’experts en essais cliniques et de chercheurs spécialisés en paludisme issus du monde universitaire, de l’industrie et d’ONG. Ce sont : le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) au Burkina Faso, le Centre de Recherches Médicales de Lambaréné (CERMEL) au Gabon, la Fondation Manhiça au Mozambique, Ifakara Health Institute (IHI) en Tanzanie, Eberhard Karls Universität Tübingen (EKUT) en Allemagne, l’Université d’Oxford (The Chancellor, the Masters and the Scholars of the University of Oxford UOXF) au Royaume-Uni, l’Initiative européenne pour les vaccins (European Vaccine Initiative, EVI) en Allemagne, le Centre médical universitaire de Leiden (Leiden University Medical Center, LUMC) au Pays-Bas, Luxembourg Institute of Health (LIH) au Luxembourg et l’Université d’Osaka au Japon.

Par le biais de la convention de subvention n° RIA2018SV-2310, MIMVaC-Africa reçoit un soutien financier d’EDCTP2 (Partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques), organisme bénéficiant du financement de l’Union européenne.

Les candidats vaccins présélectionnés pour le MIMVaC-Africa sont les suivants :

  • les candidats vaccins pré-érythrocytaires (Phase de développement dans le foie du microbe du paludisme)
  • R21 combiné avec Matrix-M (produit de l’Université d’Oxford, Royaume-Uni)
  • Vaccin sporozoïte entier chimiquement atténué ; PfSPZ CVac (produit de Sanaria, USA)
  • Vecteurs ME-TRAP (Université d’Oxford, Royaume-Uni)
  • les candidats du stade sanguin (la phase de développement dans le sang du microbe du paludisme)
  • PfRH5 avec adjuvant Matrix-M (produit de l’Université d’Oxford, Royaume-Uni)
  • NPC-SE36 avec adjuvant cpG (produit de l’Université d’Osaka, Japon).

Les recherches autour de ces différents candidats vaccins sont en cours dans les structures de la coalition, avec l’ambition et la finalité de résoudre définitivement le problème du paludisme dans le monde.

Le GRAS profite de cette occasion pour réitérer sa gratitude à l’Etat burkinabè à travers le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation et le Ministère de la Santé. Il adresse également cette reconnaissance à l’ensemble des autres partenaires nationaux et internationaux qui l’accompagnent dans la mise en œuvre quotidienne de ses activités pour le combat commun d’un monde sans paludisme.

 

Le Groupe de Recherche Action Santé (GRAS) est un institut de recherche biomédicale de droit privé burkinabè créé en 2008, accrédité par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRSI). Il dispose de conventions signées avec le Ministère de la santé et le Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST). Le GRAS a ses activités qui s’étendent à bien d’autres pathologies qui constituent un problème de santé publique en Afrique subsaharienne que sont : la Shigellose (dysenterie bacillaire), la Bilharziose, la Fièvre typhoïde, la Covid-19, etc.

Contacts :

Site web : www.gras.bf;  https://www.mimvac-africa.org/

email : gras@fasonet.bf

Tél : +226 25 35 56 90

Personnes à contacter :

  • Dr Sodiomon Bienvenu SIRIMA, Coordonnateur MIMVaC-Africa, tél : 70200444, email : sirima@gras.bf
  • Dr San Maurice OUATTARA, Project Manager MIMVaC-Africa, Tél : 70093351 Email : ouattara@gras.bf

Journée mondiale du Paludisme : Le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) renouvelle son engagement dans la lutte contre le paludisme

Le GRAS SARL au Burkina Faso se tient solidaire avec le monde de la santé et toute l’humanité pour marquer, une fois de plus, son engagement à réduire le lourd fardeau que nous impose le paludisme à travers de nouvelles stratégies et la mise au point de nouveaux outils de lutte.

Chaque 25 avril, est célébrée la journée internationale du paludisme. L’ensemble des acteurs de la santé et l’humanité, planchent sur ce phénomène, plus que tragique, qui endeuille des millions de familles à travers la planète en général et l’Afrique sub-saharienne en particulier. Toutes les deux minutes, un enfant africain meurt du paludisme.

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) annoncés dans son rapport annuel de 2019 sur le paludisme, sur 228 millions de cas de paludisme dans le monde en 2018, 218 millions, soit 93% des cas ont été enregistrés en Afrique sub-saharienne. Le Nigéria (25%), la République Démocratique du Congo (12%) et l’Ouganda (5%) sont les têtes de proue dans ce triste classement. Ce drame a engendré environ 405 000 cas de décès dans le monde en 2018 contre 416 000 en 2017, la plus grande victime étant l’Afrique sub-saharienne avec un fort taux de décès de 94% en 2018, selon l’OMS.

Au Burkina Faso, en dépit des efforts multiples déployés par le gouvernement burkinabè et la communauté internationale, le paludisme demeure la principale cause de consultation et de mortalité, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes payant le plus lourd tribut. En 2018, l’OMS estimait à environ 7 875 575 le nombre de cas de paludisme et à environ  12 725  le nombre de décès au Burkina Faso, plaçant ainsi le Burkina Faso au 8e rang mondial en termes du nombre de décès pour le paludisme. Maladie de la pauvreté, le paludisme contribue à appauvrir davantage nos communautés en augmentant les dépenses des ménages liées à la prise en charge des cas, par la perte de la productivité, par l’absentéisme scolaire et au travail.

Face à ce tableau sombre qu’offre le paludisme au Burkina Faso et en Afrique subsaharienne, le GRAS entend se positionner comme un véritable acteur de la lutte contre le paludisme à travers la recherche médicale et ce, en étroite collaboration avec ses partenaires nationaux, sous régionaux et internationaux.

A l’occasion de la journée mondiale 2020 de lutte contre le paludisme, l’institution voudrait souligner le rôle important qu’elle joue dans la recherche en santé, en l’occurrence dans la recherche vaccinale, la recherche sur les nouvelles générations de médicaments antipaludiques et la recherche sur les stratégies innovantes visant à améliorer l’accès aux outils diagnostics et aux traitements antipaludiques efficaces.

La recherche vaccinale contre le paludisme :

Dans le cadre de la lutte contre ce fléau, plusieurs institutions œuvrant dans la recherche médicale, sont résolument lancées pour des solutions définitives, à travers le développement clinique des vaccins efficaces. Plus de 20 candidats vaccins sont en cours d’évaluation à travers le monde, et le GRAS n’est pas en reste.

L’équipe scientifique de GRAS, conduite par le Dr Sodiomon B. Sirima, est en première ligne de la recherche sur les vaccins antipaludiques au Burkina Faso. Elle procédera, durant les cinq années à venir : i) à l’évaluation de vaccins combinant plusieurs antigène de différents stades de développement du parasite, dans le cadre du consortium MMVC (Consortium pour le développement de vaccins antipaludique à vecteurs viraux) coordonné par l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne, ii) à l’évaluation des vaccins bloquant la transmission du paludisme en Afrique de l’ouest et leur utilisation rapide comme moyens de lutte et d’élimination du paludisme, dans le cadre du consortium PfTBV, coordonnée par l’Université des Sciences et de Techniques de Bamako, et enfin iii) à l’évaluation de cinq candidats vaccins de différents stades de développement du paludisme en Afrique, dans le cadre du consortium MIMVaC-Africa , une  initiative multilatérale.

Avec la confiance dont le GRAS jouie auprès de ses partenaires internationaux, il assure la coordination du dernier consortium MIMVac-Africa dont le lancement a eu lieu en mars 2020. Ce consortium MIMVac-Africa regroupe dix (10) pays provenant de différents continents à savoir, l’Allemagne, l’Angleterre, le Burkina Faso, le Gabon, du Japon, le Luxembourg, le Kenya, le Mozambique, les Pays-Bas et la Tanzanie. L’ensemble de ces trois consortia (MMVC, PFTBV et MIMVac-Africa) bénéficie chacun du financement du partenariat Europe Pays en Développement pour les Essais cliniques (EDCTP) qui est lui-même un programme de l’Union Européenne.

En outre, le GRAS en collaboration avec l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) du Burkina Faso, intervient aussi depuis 2018 dans le consortium SEMalvac2. C’est un projet de recherche d’un vaccin antipaludique qui regroupe l’IRSS AU Burkina Faso, l’Université d’Osaka au Japon, European Vaccine Initiative (EVI) en Allemagne et Nobel Pharma, une firme pharmaceutique au Japon.

La recherche sur la nouvelle génération des médicaments antipaludiques :

L’une des stratégies actuelles de lutte contre le paludisme repose sur le diagnostic et le traitement rapides des cas avec des antipaludiques efficaces. Le GRAS est engagé dans les consortia de recherche WANECAM2 et PAMAFRICA, respectivement coordonnés par l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako au Mali et la Fondation Suisse Médecine for Malaria Venture (MMV) basée à Genève en Suisse. Ces consortia visent à mettre au point de nouvelles générations de médicaments antipaludiques efficaces, avec des prises journalières réduites et des durées de traitement plus courtes. La mise au point de ces molécules vise à améliorer l’adhésion des malades aux traitements, réduire les épisodes de paludisme et à faire face au défi de l’émergence de la résistance aux antipaludiques dont nous faisons face actuellement.

La recherche opérationnelle sur le paludisme :

Le GRAS a joué et continue de jouer un rôle important dans le domaine de la recherche opérationnelle sur le paludisme. Sous l’égide de l’OMS, il a activement pris part au développement et à l’évaluation de nouvelles stratégies de lutte contre le paludisme qui rapprochent davantage les médicaments efficaces des zones moins desservies par les services de santé. Il s’agit, entre autres, de la prise en charge intégrée du paludisme et de la pneumonie au niveau communautaire et de la prise en charge du paludisme à différents degrés de sévérité, en utilisant des tests de diagnostic rapide pour confirmer les cas suspects, l’artéméther-luméfantrine pour la prise en charge des cas simples confirmés et l’artesunate rectal comme traitement de pré-transfert chez les enfants qui présentent des signes de danger avant qu’ils n’arrivent au niveau des centres de santé. Ces deux stratégies sont actuellement adoptées par le Programme national de Lutte contre le Paludisme du Burkina Faso comme stratégies clés de lutte contre cette maladie.

Actuellement, l’institution est engagée dans le développement d’une stratégie visant à utiliser de façon optimale les antipaludiques disponibles et à prolonger leur durée de vie. Ce projet est dénommé traitement multiple de première ligne contre le paludisme simple et couvre actuellement l’ensemble des centres de santé et de promotion sociale du district sanitaire de Kaya. Il se mène en collaboration avec le Programme National de Lutte contre Paludisme et l’IRSS, avec le soutien financier de MMV. Les résultats préliminaires de cette étude sont attendus d’ici fin 2020.

La solide expérience et la richesse d’expertises des femmes et hommes qui composent l’institution, la qualité de ses résultats et la fidélité de ses engagements lui ont permis de bâtir une grande confiance tissant ainsi des partenariats de qualité tant au niveau national et qu’international.

Le GRAS saisit cette opportunité pour témoigner, une fois de plus, sa reconnaissance à l’Etat burkinabè à travers le Ministère de la Santé et le Ministère en charge de la Recherche scientifique, ainsi qu’à l’ensemble des autres partenaires nationaux et internationaux qui l’accompagnent dans la mise en œuvre quotidienne de ses activités pour le combat commun d’un monde sans paludisme.

Le Groupe de Recherche Action Santé (GRAS) est une institution de recherche biomédicale de droit privé burkinabè créée en 2008 ayant signé des conventions avec le Ministère de la santé, le Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST). Le GRAS a ses activités qui s’étendent à bien d’autres pathologies qui constituent un problème de santé publique en Afrique subsaharienne que sont : la Shigellose (dysenterie bacillaire), la Bilharziose, la Fièvre typhoïde, etc.

Contact :
Site web : www.gras.bf;
email : gras@fasonet.bf ou info@gras.bf;
Tél : +226 25 35 56 90

Personnes à contacter :

  • Dr Mohamadou Siribié Directeur exécutif tél : 70289099, email : m.siribie@gras.bf
  • Dr Sodiomon Bienvenu SIRIMA Directeur Scientifique tél : 70200444, email : s.sirima@gras.bf