Dans le cadre du projet de recherche SchiCoSal, le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) a organisé une formation sur les “Bonnes Pratiques Cliniques-GCP et les Bonnes Pratiques de Laboratoire-GCLP. Durant cinq jours le personnel scientifique impliqué dans la mise en œuvre du projet de recherche ont vu leurs capacités renforcées. Financé par le Fonds National de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement (FONRID), le projet s’intéresse à la co-infection Schistosoma et Salmonella avec pour objectif d’évaluer la prévalence, l’effet et les facteurs de risques liés à cette co-infection par les schistosomes et les salmonelles chez les enfants d’âge scolaire (6-16 ans) au Burkina Faso.
Initiée dans l’objectif de renforcer les compétences des chercheurs sur les exigences éthiques et réglementaires de la recherche clinique, ainsi que sur la qualité et la fiabilité des données générées en laboratoire, la formation sur les Bonnes Pratiques Cliniques (GCP) et les Bonnes Pratiques de Laboratoire (GCLP) s’est tenue du 20 AU 24 Octobre au siège du GRAS à Ouagadougou. L’investigateur principal du projet, Dr Issiaka SOULAMA a rappelé l’importance de ces bonnes pratiques pour « assurer la fiabilité des résultats scientifiques, protéger les participants à la recherche et renforcer la crédibilité du GRAS sur la scène nationale et internationale ».
Cinq jours durant les participants ont exploré des modules clés, notamment :
- Les fondements et cadre règlementaire des BPC
- La protection du sujet humain
- Les rôles, responsabilités et logistique de l’étude
- Les produits à l’étude (investigational product-IP)
- La documentation, gestion des données et qualité
- Les évènements indésirables (EI) et sécurité du patient
Selon Dr Issiaka SOULAMA, l’étude est partie du postulat que des interactions biologiques existeraient entre les schistosomes et les salmonelles en cas de co-infection. La séquestration des salmonelles par les schistosomes et l’immuno-modération causée par les schistosomes pourraient interférer sur l’efficacité des antibiotiques utilisés dans le traitement des salmonelloses qui causerait une résistance antimicrobienne. Ainsi donc la prévalence, les effets et les facteurs de risques de cette co-infection au Burkina Faso méritent d’être documentés.
Au-delà des apprentissages techniques, la formation a favorisé un brassage entre les chercheurs du GRAS, de l’IRSS et de l’Université Joseph KI ZERBO et permis d’harmoniser les pratiques pour garantir la conformité du projet SchiCoSal aux standards internationaux. Les différentes sessions ont été animées par les Dr Issiaka SOULAMA, investigateur principal du projet, Jean Baptiste YARO et Amidou DIARRA tous chercheurs au Groupe de Recherche Action en Santé.
Pour Dr Tany SAGNAN, chercheur à l’IRSS les modules abordés interviennent dans le quotidien des laboratoires et de la recherche. Les agents doivent donc bénéficier d’un recyclage chaque deux ans afin d’être au courant des différentes évolutions en matière de recherche. Les compétences acquises seront appliquées une fois de retour dans leur structure pour une recherche de qualité.
La cérémonie de clôture de la formation a été présidée par le Directeur Général du GRAS-Pr Sodiomon B. SIRIMA. Elle a été marquée par la remise d’attestations aux participants.

Sidnoma Rosine KABORE
Chargée de Communication


