Les chercheurs du Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) conduit par Professeur SIRIMA Sodiomon avec leurs collègues du Kenya et leurs partenaires se sont penché sur la question de la co-infection paludisme–COVID-19 en conduisant une étude multicentrique au Burkina Faso et au Kenya sur la période 2021-2022. Cette étude a permis d’évaluer l’impact d’une co-infection par le paludisme simple sur l’évolution de la COVID-19 chez les patients pris en charge en ambulatoire.
Une cohorte multicentrique de plus de 700 patients atteints de la maladie COVID-19
Parmi 742 participants atteints de COVID-19 confirmée, 20 % présentaient également une infection à Plasmodium falciparum. Les résultats montrent que, lorsqu’il est correctement diagnostiqué et traité, le paludisme simple n’aggrave pas l’évolution clinique de la COVID-19.
Aucun impact négatif du paludisme simple sur l’évolution de la COVID-19
La durée des symptômes, les hospitalisations et les décès étaient comparables entre les patients avec et sans paludisme. L’étude a également mis en évidence qu’une exposition antérieure au paludisme pourrait être associée à une disparition plus rapide des symptômes de la COVID-19 suggérant un possible rôle de l’immunité acquise.
Une contribution importante pour les pays endémiques du paludisme
Ces résultats apportent des données importantes pour les systèmes de santé des régions endémiques du paludisme, notamment en Afrique subsaharienne, où la coexistence entre le SARS-CoV-2 et Plasmodium falciparum représentait une préoccupation majeure pendant la pandémie.
Les résultats de cette étude multicentrique menée au Burkina Faso et au Kenya ont été publiés dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet Global Health. Des chercheurs au Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) ont fortement contribué à cette étude.
Vous pouvez lire l’intégralité de l’article via ce lien : https://doi.org/10.1016/ S2214-109X(25)00541-8
Sidnoma Rosine KABORE
Chargée de communication GRAS


