SIST 2021 : Denise Hien s’intéresse à l’accès à l’eau et à l’hygiène et Dr Emilie Badoum à la prévalence du paludisme

Dans le cadre de la 4e édition du Symposium International sur la Science et la Technologie (SIST), le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) a été représenté par Mme Denise Hien (sociologue) qui a livré une communication scientifique orale sur l’Accès à l’eau potable, à des installations sanitaires de base et les pratiques d’hygiène des populations de deux zones péri-urbaines de la ville de Ouagadougou pendant que Dr Emilie Badoum (Biologiste) a réalisé une communication affichée sur « la prévalence de Plasmodium falciparum par la PCR après une cure antipaludique radicale d’enfants vivant dans une zone périurbaine au Burkina Faso ».

Ce mardi 16 novembre à 15h30, Mme Hien a durant un quart d’heure démontré à la séance que l’accès à l’eau potable et les pratiques d’hygiène des populations en zones périphérique de la ville de Ouagadougou ne sont pas optimales et que cela pourrait les exposer aux maladies du péril fécal comme la shigellose. Ces résultats s’inscrivent dans le cadre d’un programme de recherche portant sur le fardeau de la shigellose en Afrique (Programme ShigOraVax) conduit au GRAS.

Dr Emilie Badoum à travers son poster, révélait qu’après une cure radicale avec des CTAs, plus de 90% des enfants restaient indemnes du paludisme même 3 semaines après traitement, et cela a été confirmé par des méthodes de biologie moléculaire poussées.

 

Organisées par le Centre national de Recherche scientifique et technologique (CNRST) et l’Université Aube Nouvelle, ces journées scientifiques permettent aux jeunes chercheurs de présenter les résultats de leur recherche dans l’optique d’un partage d’expériences. Ces rencontres se tiennent du 15 au 19 novembre 2021 à l’Université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou sous la présidence du Pr Alkassoum Maïga, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Journée mondiale du Moustique : le GRAS au front contre le paludisme

Nous sommes le 20 août 2021. C’est la journée mondiale du Moustique, vecteur du paludisme à travers l’anophèle femelle. Cette date est choisie en référence à l’importante découverte du scientifique britannique Ronald Ross, qui avait pu montrer le 20 août 1897, que la transmission du paludisme des oiseaux se fait par un moustique.

Médecin bactériologiste et entomologiste de l’Armée des Indes britanniques, il a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux sur le paludisme. Depuis, les recherches se sont intensifiées à travers le monde.

Le Groupe de Recherche Action en Santé est, depuis sa création en 2008, fortement engagé aux côtés de nombreux partenaires nationaux et internationaux, dans le combat contre le paludisme qui emporte chaque année des millions de vies humaines à travers le monde, essentiellement en Afrique et surtout au Burkina Faso.

Le moustique est donc au cœur des travaux de cet institut de recherche scientifique. Malgré les progrès notables obtenus, il est important de continuer à se protéger des piqûres des moustiques.

Présentations scientifiques : les jeunes chercheurs face à leurs collègues

Débutées le 15 juillet dernier par les Drs Kaboré et Ouattara, les présentations scientifiques se poursuivent au Groupe de Recherche Action en Santé. C’était au tour de Ben Idriss Soulama de proposer les grandes lignes de l’étude CODYMAT le 12 août 2021. Drs Jean-Moïse Kaboré et San Maurice Ouattara avaient respectivement présenté leurs études respectives à leur hiérarchie et à leurs collègues du Groupe de Recherche Action en Santé dans la salle de réunion de l’Institut.

Dans la salle physique du GRAS et celle virtuelle à laquelle plusieurs participants étaient connectés, Dr Ben Idriss Soulama a livré avec brio le résumé du protocole de l’étude intitulée « Dynamique communautaire de la transmission du paludisme et de l’infection artificielle des moustiques dans la région de Sabou au Burkina Faso ». Des contributions et des questions ont été formulées par quelques participants.

Quelques semaines auparavant, Dr San Maurice Ouattara avait, pendant une trentaine de minutes, montré son travail portant sur « étude multicentrique, ouverte, à groupe unique, visant à évaluer la PK, la sécurité, la tolérance et l’efficacité d’un nouveau comprimé dispersible d’Artéméther-Luméfantrile (2,5 mg : 30 mg) dans le traitement des nourrissons et nouveau-nés de poids corporels < 5kg atteints de paludisme aigu non compliqué à Plasmodium Falciparum ».

Quant au Dr Jean-Moïse Kaboré, il avait planché sur « le paludisme comme facteur de risque pour la Covid-19 dans l’ouest du Kenya et au Burkina Faso (MALCOV) ».

A l’issu de chacune des présentations, leurs auteurs ont bénéficié des questions et observations de participants à ces échanges scientifiques.

L’esprit recherché de ces présentations pour le GRAS est de faciliter le partage d’expériences entre les scientifiques, afin d’une part d’impliquer l’ensemble de ses acteurs et d’autre part de renforcer davantage les compétences des jeunes chercheurs.

Ces exercices novateurs seront régulièrement organisés, selon le Dr Alphonse Ouédraogo, directeur scientifique du GRAS.

Visite de la Ministre déléguée à la Recherche scientifique et à l’Innovation au GRAS

« Je suis agréablement surprise »

La Ministre déléguée, Madame Maminata Traoré/Coulibaly, a visité les locaux du Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) ce mardi 02 février, dans le cadre de la série de visites aux différentes structures qui interviennent dans son secteur d’activités.

 

Le directeur scientifique, Dr Sodiomon Bienvenu Sirima et tout son personnel se sont mobilisés pour accorder un accueil des plus chaleureux à la nouvelle ministre déléguée, nommée depuis le 10 janvier dernier.

 

Après une présentation magistrale de l’institution GRAS, de ses activités, de ses études et programmes, ainsi que de ses partenaires, Dr Sirima a ouvert les portes des départements centraux de l’entreprise privée de recherche. Les différents compartiments du laboratoire ont été présentés à la Ministre, qui est resté simplement « agréablement surprise » de l’existence d’une telle structure de qualité, notamment dans le secteur privé. C’était alors l’occasion de présenter à l’invitée de marque, le MIMVaC-Africa, qui est un important consortium financé par EDCTP (UE) que le GRAS coordonne depuis mars 20220.

Lors de son échange avec les responsables et le personnel du GRAS, elle a adressé ses vives félicitations à ces acteurs qui contribuent énormément au rayonnement de la recherche au Burkina Faso. Elle a souhaité que l’institution travaille davantage avec les structures de recherche publiques et s’inscrive dans le cadre du programme présidentiel pour une collaboration gagnant-gagnant.

En plus de ses conseillers techniques, Mme Maminata Traoré/Coulibaly étaient accompagnée du directeur général du CNRST et celui de l’ANVAR.

Paludisme: le rapport mondial 2020 disponible

Le document de l’OMS passe en revue les principales problématiques liées au paludisme durant ces deux dernières décennies. Malgré les résultats satisfaisants enregistrés avec 1,5 milliard de cas et 7,6 millions de décès évités, les progrès restent malheureusement au point mort. 200 millions de cas et 400 000 décès sont toujours une réalité chaque année.

Le #WorldMalariaReport attire l’attention du monde avec des chiffres alarmant en notamment en Afrique. Environ 215 millions de cas en 2019, représentant environ 94% des cas sur le continent. Les femmes et les enfants en sont les principales victimes. 11,6 millions de femmes enceintes vivant dans 33 pays africains (à transmission modérée-élevée), étaient infectées par le paludisme (35% de toutes les grossesses).

Une triste situation qui engendre un fort taux de létalité. Environ 95% des décès dus au paludisme dans le monde viennent de 31 pays. Le Nigéria (23%), la République démocratique du Congo (11%), la République Unie de Tanzanie (5%), le Mozambique (4%), le Niger (4%) et le Burkina Faso (4%) représentent environ 51% de tous les décès dus au paludisme dans le monde en 2019.

Le combat contre le paludisme est donc toujours loin d’être gagné. C’est ce qui pousse le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) et ses partenaires techniques et financiers à redoubler d’effort dans les recherches de médicaments et vaccins efficaces contre ce fléau majeur.

Le GRAS se bat tous les jours, à travers ses consortia et études comme MIMVaC-Africa, PAMAfrica, MMVC, PfTBV, SEMalvac2, WANECAM2, ISHEMIC, etc. dans l’objectif d’épargner l’humanité de cette maladie mortelle.

Télécharger le rapport : https://www.who.int/publications/i/item/9789240015791

Le GRAS à la rencontre de ses partenaires à Banfora

Avant tout entame d’étude de recherche sur le terrain, d’importantes étapes de communication de proximité sont nécessaires pour l’adhésion de l’ensemble des acteurs. Après Sabou et Koudougou, l’équipe du Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS), conduite par le Dr Sodiomon Sirima, a effectué les 29 et 30 juin 2020, une visite de travail à Banfora, dans le cadre d’essais de vaccins contre le paludisme qui seront menés dans la capitale de la région des Cascades. Cette mission a visiblement atteint ses objectifs recherchés.

La délégation a d’abord été reçue par le district sanitaire de Banfora pour une visite du site en vue de déterminer les locaux qui abriteront les travaux d’essais de vaccins que le GRAS va mener prochainement. Conduits par le Dr Boukary Bancé, médecin chef du district sanitaire de Banfora, les visiteurs ont pu apprécier l’état des locaux qui leur sont proposés. Si le cadre est propice pour recevoir une équipe du GRAS, il reste aussi clair que d’importants travaux de réhabilitation et d’équipement du bâtiment sont nécessaires. Grâce au partenariat qui lie le GRAS au ministère de la Santé, la collaboration est facilitée sur le terrain.

Ensuite, la délégation a rendu respectivement des visites de courtoisie et d’information à madame le Gouverneur, Joséphine Apiou Kouara/Kaboré et à madame le Haut-commissaire, Aminata Sorgho. Ces deux autorités administratives ont salué les actions que le GRAS pose dans la région en lui souhaitant plein succès.

Elle est allée, enfin, faire un don de produits et matériels médicaux à la direction régionale de la Santé devant servir à lutter contre la Covid-19. C’est monsieur Ibrahim Téguéra, représentant le directeur régional, en déplacement, qui a reçu ce soutien. C’est le troisième don que l’institution de recherche effectue en faveur des structures de santé au Burkina Faso.

Une visite de courtoisie au Gouvernorat du Centre-Ouest

Une petite délégation du Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) conduite par le Dr Sodiomon Sirima a été reçue en audience par Mme Irène Coulibaly, gouverneur de la région du Centre-Ouest, le jeudi 25 juin 2020 à Koudougou. L’objet de cette visite le GRAS est avant tout de présenter la structure et ses activités, mais aussi d’énumérer ses différents projets déployés dans les localités de la région. Sabou, Nariou, Koudougou, etc. sont les principales localités où le GRAS développe ses actions de recherche avec les structures sanitaires et les populations de ces localités.

C’est un grand sentiment de joie et de fierté qui se lisait sur le visage de Mme le Gouverneur lorsqu’elle apprenait l’existence de cette structure engagée dans le développement des médicaments et des vaccins au Burkina Faso, en Afrique et dans le reste du monde. Le Dr Sirima a surtout montré les actions du GRAS dans la recherche de solutions face au paludisme, à la fièvre typhoïde, aux maladies pneumologiques, etc. Il a aussi insisté sur l’ensemble des mesures de sécurité (gestion des moustiques et assurances de prise en charge en cas de complication des volontaires) lors du déploiement des différentes études sur le terrain.

Cette forme de communication a reçu l’assentiment de Mme Coulibaly, qui s’est montrée disponible à accompagner le GRAS dans ses nobles missions au niveau de sa région. Elle a traduit ses remerciements à la délégation qui était accompagnée du directeur régional de la Santé, le Dr Moussa Sana.

La communication de proximité, préalable d’une recherche efficace

Une délégation du GRAS, conduite par les directeurs exécutif et scientifique, s’est déplacée ce vendredi 19 juin 2020 à Sabou dans la région du Centre-Ouest du Burkina Faso, pour une visite de courtoisie et d’information auprès des autorités administratives et sanitaires de la localité.

L’objectif de cette visite est la mise au point des activités du projet ISHEMIC. Il s’agit d’établir l’impact de la CPS (chimioprévention du paludisme saisonnier) sur l’incidence du paludisme et la réponse immunitaire chez les enfants de moins de cinq (05) ans. La CPS est une nouvelle stratégie pour réduire le fardeau du paludisme chez les jeunes enfants vivant dans les zones endémiques du paludisme pendant la période où le risque de transmission est le plus élevé (juillet – octobre).

Après avoir été reçue par les responsables de la Mairie de Sabou, c’est le Centre médical Saint Maximilien Kollet et le District sanitaire de Sabou qui ont accueilli la délégation. Rasmané Sédogo, premier adjoint au maire et Issa Tiendrébéogo, secrétaire général de la mairie de Sabou, ont remercié la délégation et promis accompagné le projet de recherche sur le terrain. Quant au Frère Tomasz Kret, responsable au Centre médical et le Dr Yaya Sourabié, médecin chef du district de Sabou, ils ont tous réitéré leur accord de principe.

GRAS_don_COVID-19

Le Dr Sodiomon Sirima et son équipe ont remis aux deux structures de santé du matériel de protection contre la Covid-19 d’une valeur totale de plus de deux millions trois cent mille (2 300 000) francs CFA.

Une prochaine visite d’échange plus technique interviendra dans les prochains jours.

GRAS à la quête des normes de qualité

Depuis février 2020, Le Groupe de Recherche Action en Santé (GRAS) bénéficie de l’appui de l’Association burkinabè du Management de la Qualité (ABMAQ) pour la mise en place d’un système de management de la qualité selon la norme ISO 9001 version 2015. C’est ainsi que du 12 au 14 mai 2020 au siège de l’ABMAQ à Ouagadougou, une dizaine de son personnel a été formée sur la norme ISO 9001, en vue de  de faciliter son implémentation dans la structure de recherche.

La norme ISO 9001 Version 2015 est une norme internationale qui établit les exigences relatives à un système de management de la qualité. Elle aide les entreprises et organismes à gagner en efficacité et à accroître la satisfaction de leurs clients et parties intéressées pertinentes. Ce sont les membres de l’équipe projet qui ont bénéficié de cette formation facilitée par Monsieur Ariel IBATA de l’ABMAQ.

Les participants ont, durant le premier jour, abordé les généralités sur la qualité, la notion de la norme ISO 9001 version 2015, et les deux autres jours, parcouru la structure de la norme ISO dans le but d’identifier les exigences applicables au GRAS.

L’objectif est d’accompagner le GRAS dans la mise en conformité de son système de management (SMQ) à la norme internationale ISO 9001V2015.  Les membres de l’équipe projet du SMQ de GRAS, en compagnie du comité de pilotage, auront alors en charge l’implémentation de cette nouvelle donne au sein de l’institution.

Pour le facilitateur, Monsieur IBATA, responsable formation, appui conseil de l’ABMAQ, les bénéficiaires de la formation « ont été très proactifs et ont manifesté un intérêt très prononcé sur le processus ».

De son côté, le Dr Issa Nébié Ouédraogo, de GRAS estime que « cette formation va permettre au GRAS d’appliquer des pratiques exemplaires reconnues à l’échelle internationale».

En quête permanente d’amélioration de ses performances, le GRAS s’est toujours engagé dans une voie qui est essentielle pour construire une entreprise productive et efficace.

Les membres du comité de pilotage de l’institution auront également droit à une formation de ce type ultérieurement. Suivront ensuite, l’étape de la sensibilisation et formation, puis la conception du système de la documentation.